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© Aubert/aubertolivier.org

Des enfants jouent sur la place devant la tombe Aw (père) Bad- sor ou Basor Neggadaras. Quartier de Asmaddin Bari.
juillet 2013

Carrefour commercial avec la péninsule arabique, la côte orientale de l'Afrique, Zanzibar et l'Ethiopie intérieure, Harar à longtemps été une ville exportant du miel, du café, de la gomme, du coton, de l'ivoire et des esclaves.

Le café partait alors vers la cité islamique d'Ayla, port jordanien situé au fond du golfe d'Aqaba sur la mer Rouge. Une ville étape des pèlerins en route pour le mont Sinaï. Une ville qui se situait au bout de la route caravanière connue sous le nom de « route de l’Encens », bifurquait vers l’Égypte à l’ouest, ou vers Damas au nord. Un réseau de commerce international qui s’étendait jusqu’en Afrique et en Extrême-Orient.

Autre ville essentielle sur ces routes de commerce international, Berbera en Somalie, une ville portuaire qui reliait au Yemen, à l'Inde et à l'époque médiévale était capitale du sultanat d'Ifat, l'un de la trentaine de sultanats faisant partie du gigantesque empire éthiopien.

Harar a été fondée au XII éme siècle par 405 Cheikhs (maitres d'apprentissage du coran) dont 44 Walis (saints) venus de la péninsule arabique pour diffuser l'islam.

Capitale d’un royaume de 1520 à 1568, elle est devenue un émirat indépendant au XVIIe siècle, et un centre d’études islamiques important avant d’être intégrée à l’Ethiopie en 1887.

Construits entre le XIIIe et XVIe siècles, les murs entourant la ville mesureraient 6666 mètres de long, le nombre exact des versets du coran. Cinq portes jalonnent le mur d'enceinte de cette ville.
Ces cinq portes correspondaient à cinq quartiers, chacun d'entre d'eux possédant un jardin hors les murs ou ses habitants faisaient pousser fruits et légumes.

Les salons et pièces principales des maisons hararis comportent des banquettes au nombre de cinq, les journées y sont rythmées par les cinq prières et la vie des habitants soumise aux cinq piliers de l'islam.

Une mosquée était prévue pour chaque groupe de 40 familles, elle en comptait à l'origine 99 mosquées, le nombre des noms et qualificatifs du prophète.

Il n'en reste aujourd'hui que 82, dont trois datent du Xe siècle ainsi que 102 sanctuaires le plus souvent peints de couleur verte la couleur préférée du prophète.
Elle est considérée par les soufis comme la quatrième ville sainte de l'Islam.

Ces sanctuaires placés depuis des siècles sous la responsabilité de familles renferment les tombes d'imams, de muezzins, de walis (amis de dieu), saints le plus souvent entourés de plantes médicinales. Des tombes qui sont régulièrement visités et où se déroulent chaque année des cérémonies et nuits de dhikr (Siqqir), louanges chantés par les fidèles membres de la confrérie soufie Qadiyria, née au XIe siècle et fondée par le Cheikh Moulay Abdal Qadir Al Jilani.

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